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Notre cadre d'intervention et nos actions

Notre cadre d’intervention

 

Intervenant en détention depuis 1932 et fort de cette expérience qui nous vaut un partenariat solide avec l’Administration pénitentiaire depuis 1995 au travers d'une convention pluri-annuelle (2015-2017), notre association et ses bénévoles ont à coeur de répondre à l’objet social de l’ANVP, dont la mission principale est l’écoute des personnes détenues qui en font la demande.

 

Cette rencontre personnelle et confidentielle représente un soutien moral fort pour les aider à ne pas désespérer, à reprendre le fil coupé de leur histoire, à leur redonner confiance et à les inciter à se prendre en charge pour préparer l’avenir.

 

Dans cette optique et afin d’assurer la continuité des relations entretenues, l’association se charge de faire suivre la personne détenue par un autre visiteur lorsque cette dernière doit être transférée.

 

Pourquoi et comment devient-on visiteur-se de prison avec l’ANVP ?

Vous trouverez ici les réponses générales à vos questions.

 

Dans quel cadre s’inscrit la mission spécifique des visiteur-ses de prison ?

Il s’agit de respecter un cadre co-construit entre l’ANVP et l’administration pénitentiaire, décrit dans la charte et le code de déontologie, et précisé par des articles du code de procédure pénale. D'autres articles dont l'ensemble est repris ici, traite de la prise en charge, de l’agrément, des relations avec l’administration pénitentiaire et des contacts avec les personnes détenues.

 

Outre ce cadre défini d’intervention en détention, choisir ce bénévolat en intégrant une association telle que l’ANVP vous permet de bénéficier d’un cadre, d’une protection, d’une vie associative riche, et nécessite d’adhérer à nos valeurs et à notre projet associatif.

 

Choisit-on les personnes que l’on visite ?

C’est le SPIP (Service pénitentiaire d‘Insertion et de Probation) qui désigne au visiteur les personnes détenues demandeuses qui lui sont confiées, en fonction de critères d’appréciation des personnalités respectives des bénévoles et des personnes

détenues.

 

Que recouvre la visite ?

Il s’agit d’entretiens réguliers :

  • hebdomadaires en maisons d’arrêt qui sont les établissements les plus nombreux et où les conditions sont les plus difficiles
  • bimensuels voire mensuel, en accord avec le SPIP et la personne visitée, en centres de détention et maison centrale

Ces entretiens permettent à la personne détenue de s’exprimer en toute liberté ; le visiteur est tenu à la discrétion sur les confidences qu’il peut recevoir.

L’objectif de ces visites est de faire prendre conscience à la personne détenue de ses richesses et de ses manques et de l’aider à bâtir un projet d’avenir cohérent et réaliste.

A la demande de la personne  détenue, le visiteur peut faire un certain nombre de démarches qui sont énumérées dans la charte.

 

Qui a droit à être visité, où et comment se passent les visites ?

L’article 33 du décret du 30/042013 dispose : « La personne détenue peut bénéficier de l'action d'un visiteur de prison. L'entretien entre le visiteur de prison et la personne détenue dont il s'occupe a lieu en dehors de la présence d'un personnel pénitentiaire, dans un local aménagé à cette fin à l'intérieur de la détention.

Les visites ont lieu aux jours et heures fixées par le chef d'établissement en accord avec les visiteur-se-s. Ces dernier-e-s peuvent correspondre librement avec les personnes détenues dont ils/elles s'occupent, sous pli ouvert et sans autorisation

préalable. »

 

Comment obtient-on l’agrément ?

L’agrément est délivré par l’administration pénitentiaire (DSPIP) qui étudie le dossier à partir d’éléments écrits. Leurs services ont un délai de 15 jours pour envoyer au candidat un accusé de réception de leur demande.

Dans un délai maximum de deux mois après la demande, le Directeur Inter Régional des Services Pénitentiaires (DIRSP) doit permettre au candidat visiteur de commencer son activité (l'éventuel refus doit être motivé par écrit).

Pendant ce délai, le candidat est reçu par les services pénitentiaires d'insertion et probation (SPIP) ainsi que par le chef d'établissement.

Une enquête de gendarmerie (dite "enquête préfectorale" ou "de moralité") est également effectuée et le candidat peut être contacté pour un entretien.

Si les différents entretiens ont été concluants, une période probatoire de 6 mois va permettre de prendre connaissance des réalités de la prison et de vérifier son aptitude à remplir sa fonction. Pendant cette période, le SPIP l’informe, le guide et

le conseille, de même que les responsables locaux de l’ANVP (correspondant-e, président-e de section).

A l’issue de ce stage et après rapport du SPIP -bien souvent en concertation avec nos responsables locaux-, le chef d’établissement propose au directeur interrégional des services pénitentiaires l’agrément du visiteur pour une période de deux ans renouvelable.

Le retrait de l’agrément est motivé par la limite d’âge (à partir de 75 ans), la faute grave ou le manquement aux engagements (absence prolongée, non régularité des visites, etc.).

 

L'adhésion à l’ANVP apporte au candidat le suivi de son dossier de demande d'agrément, soutien et accompagnement lors de sa période probatoire et tout au long de son engagement.

Cette adhésion peut se faire en ligne via les menus dédiés de notre site, ou en nous retournant ce bulletin d'adhésion. A noter qu'en adhérant à partir du 1er octobre, votre adhésion court jusqu'au 30 décembre de l'année suivante.


 

Nos actions

 

Les personnes détenues, véritablement laissées-pour-compte, sont coupées du monde extérieur et trop souvent sans ressources pour elles-mêmes et pour soutenir leur famille. Les visiteurs de l’ANVP leur proposent un peu d’aide.

 

Un rôle d’information et de conseil

L’ANVP entend ne pas négliger son rôle d’information des personnes incarcérées sur leurs droits et la manière de les faire valoir. Elle leur apporte des conseils pour obtenir de l’aide en détention.

Par ailleurs, elle intervient aussi auprès des pouvoirs publics, et notamment du ministère de la Justice, pour que l’indigence des plus démunis soit prise en compte par l’institution pénitentiaire.

 

Aide à l’insertion

En ce qui concerne son objectif d’aide au retour dans la société, l’ANVP incite les personnes détenues à suivre des formations ou des cours de remise à niveau. Cet engagement passe souvent par la recherche et l’acquisition d’une documentation adaptée aux besoins des personnes visitées, en vue de leur formation professionnelle ou de l’aide à la recherche d’un travail.

Selon ces buts, notre association intervient auprès du ministère de la Justice pour que soient développées des formations professionnelles au sein des établissements pénitentiaires.

 

A la sortie

L’ANVP peut soutenir la création de maisons pouvant accueillir les familles de personnes détenues, les permissionnaires ou les personnes sortant de prison. Leur offrir temporairement un logement, une adresse ainsi que des conseils pour faciliter leur réinsertion fait aussi partie des priorités de l’association. Cela contribue à l'accompagnement à la sortie, dans le but d’éviter les sorties sèches*.

 

* Sorties sans aucun accompagnement ni possibilité de réinsertion par des solutions d'hébergement, de formation professionnelle, de travail, ....

 


Aide aux familles des personnes détenues

 

Auprès du ministère de la Justice, l’ANVP insiste pour que soit préservé le lien familial.
 

Elle informe les familles sur la meilleure façon d’obtenir leur permis  de visite et, si nécessaire, peut être amenée à devenir un intermédiaire  relationnel entre la personne détenue visité et sa famille.

 

L’aide matérielle apportée par l’ANVP aux personnes détenues et à leur  famille peut consister à faciliter l’acheminement de vêtements, de  livres, ou encore de mandats. Elle intervient aussi parfois auprès des offices HLM pour l’obtention de logements.

 
Dernière modification : 23/11/2016